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Une baisse du prix de certains médicaments antisida

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Bill Clinton obtient une baisse du prix de certains médicaments antisida​

L'ancien président américain Bill Clinton a annoncé, mardi 8 mai à New York, qu'il était parvenu à un accord avec plusieurs firmes pharmaceutiques pour une réduction du prix des médicaments antisida nouvelle génération dans soixante-six pays en développement. Seize médicaments antirétroviraux au total sont concernés par cet accord.
Le prix des antirétroviraux de seconde ligne, prescrits aux patients qui développent des résistances au virus, sera ainsi réduit de 25 % dans les pays à bas revenus concernés, et de 50 % dans les pays à revenus moyens comme la Thaïlande ou le Brésil, selon l'ancien président américain. Les traitements de seconde ligne coûtent actuellement dix fois le prix des soins de première ligne. Cette avancée a été rendue possible grâce à l'accord négocié par la Fondation Clinton avec les fabricants de traitements génériques Cipla et Matrix.

UNE PILULE DE NOUVELLE GÉNÉRATION À MOINDRE COÛT

"C'est un fardeau très lourd pour les budgets de la santé des pays, et les gouvernements craignent partout dans le monde de ne pas pouvoir suivre," a indiqué M. Clinton. "Notre annonce d'aujourd'hui répond directement à ce défi et établit des bases non seulement pour des traitements ouverts à plus de gens mais aussi plus équitables, plus abordables et plus efficaces", a-t-il expliqué avant de s'en prendre aux firmes qui refusent de mettre à disposition leurs brevets pour permettre de fabriquer des produits génériques accessibles aux pays du Sud.

L'ancien président a annoncé que sa fondation commencerait à acquérir ces médicaments dès juillet, et ce grâce aux fonds d'Unitaid, le programme d'achats de médicaments lancé en 2006 avec la France, le Brésil, le Chili, la Norvège, la Grande-Bretagne et financé, notamment, par une taxe sur les billets d'avion. M. Clinton a également annoncé la baisse du prix d'une pilule de première ligne de nouvelle génération, nécessitant une prise unique par jour, et qui coûterait désormais moins de un dollar.

Lancée aux Etats-Unis en 2006, cette pilule a une efficacité plus grande que le traitement habituellement prescrit dans un pays en développement, et engendrerait moins d'effets secondaires. Son coût passerait à 339 dollars par an, soit 45 % de moins que le prix actuellement offert dans les pays à faibles revenus et 67 % de moins pour ceux à moyens revenus, selon M. Clinton. M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères et de ce fait président de Unitaid, a salué l'accord obtenu par la Fondation Clinton.
Lemonde.fr
 

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